Procès Lelandais : "Les coups étaient volontaires, ce n’était pas un accident", avoue l'accusé | TF1 INFO

LCI - 11/02
VIDEO - Nordahl Lelandais a été pour la première fois interrogé sur les faits. Il parle de "coups volontaires" mais sans intention de tuer Maëlys. Il conteste tout "crime sexuel".
L'essentiel

Nordahl Lelandais a été pour la première fois interrogé sur les faits.

Il parle de "coups volontaires" mais sans intention de tuer Maëlys.

Il conteste tout "crime sexuel".

À l'invitation de la présidente de la cour d'assises Valérie Blain, il s'est levé dans le box. Pendant de longues minutes, il a détaillé la succession d'événements qui aurait conduit, dans la nuit du 26 au 27 août 2017, à la mort de Maëlys. Selon lui, il aurait discuté avec la fillette à la soirée de mariage organisée dans la salle des fêtes de Pont-de-Beauvoisin (Isère), après que celle-ci a vu une photo de ses chiens, deux malinois, dans son téléphone. Elle et "un autre petit garçon blond" - qui n'a jamais été identifié - aurait ensuite voulu voir les canidés en vrai et seraient montés dans sa voiture. Le garçonnet disparait de l'histoire. Maëlys se retrouve sur le siège passager de l'Audi A3 au côté de son futur bourreau.

"Sur le trajet on discutait : une discussion autour du chien. Elle me dit qu’elle aime les voitures, les chiens. Il y a un silence et on ne se parle pas. Je roule. À un moment…" Il s'interrompt puis reprend après un silence. "Je suis désolé auprès de la famille d’employer cette expression mais elle chouine. C’est violent, je sais… Maëlys commence à pleurer", relate l'accusé debout dans le box. 

"À ce moment, j’ai tourné la tête… Je savais que j’avais tué un homme en avril 2017. J’ai eu cette impression complètement folle… cette peur de ce qu’il s’était passé en avril 2017. J’ai donné des coups. Les coups étaient volontaires. Ce n’était pas un accident.   Mais je n’avais aucune intention de lui donner la mort. Je ne sais pas ce qu’il s’est passé. Mais c’est moi. Bien sûr que c’est moi qui l’ai fait. De là, tout est remonté. Je ne savais plus ce que je faisais", assure l'ancien maître chien.

"J'ai pris son pouls, il n'y en avait pas"

Nordahl Lelandais précise ensuite avoir roulé, avant de s'arrêter dans une montée. "De là, je me suis tourné vers elle et j’ai vu qu’elle ne bougeait pas du tout. J’ai pris son pouls. Je me suis aperçu qu’il n’y en avait pas". Il décide alors de rouler vers jusqu'à un endroit. "J’ai déposé cette malheureuse enfant à l’endroit que j’ai indiqué lors de la reconstitution. Je ne savais même pas où la déposer. Je suis allé au fond du chemin. J’ai regardé à droite à gauche. Au bout du chemin, je suis reparti en arrière. Une fois au chemin de fer, lâchement encore une fois, bien lâchement, je l’ai sorti de la voiture et je l’ai posé par terre et je suis reparti."

L'ancien maître chien déclare être ensuite remonté dans sa voiture. Là il réalise qu'il a du sang sur lui. "J’ai repris la même route qui passait devant chez moi. Je me suis arrêté. Je suis allé dans ma salle de bain, j’ai passé mon short sous l’eau avec du savon pour enlever le sang, le sang de Maëlys. J’ai remis un autre short. En descendant, à côté de la voiture, il y a une benne. J’ai jeté ce short et je suis retourné en direction du mariage. Une fois là-bas… C’était une forme d’alibi. J’ai dit que j’avais cherché, mais bien sûr que non", relate-t-il. 

Il indique alors avoir conscience de ce qu'il venait de faire, mais précise qu'il était "perdu", qu'il ne se sentait "tellement pas bien" qu'il est "allé aux toilettes." "Je savais qu’il fallait que je parte. Je suis retourné sur le lieu de la première dépose de cette petite enfant, Maëlys. Elle était toujours là, inerte". L'accusé se met à pleurer et s'essuie le visage avant d'ajouter : "J’ai décidé de ne pas la laisser à cet endroit".

"Malheureusement aujourd’hui, cette petite fille n’est plus là"

Il explique ensuite que "lâchement", il a voulu "cacher" son "crime". "Je l’ai mis dans mon coffre et je suis parti sans savoir où aller jusqu’au 14 février 2018. J’ai pris à gauche, à droite… je suis incapable de vous dire les endroits. Lorsque j’ai pris cette voiture, j’ai roulé. Je regardais parto...
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